jeudi 1 avril 2010

Des prisonniers sahraouis au Maroc en danger de mort

La vie de 29 prisonniers sahraouis au Maroc est en danger. L'ambassadeur du Sahara occidental à Alger, Brahim Ghali, a appelé, jeudi 1er avril à Alger, la communauté internationale à réagir pour sauver la vie de ces prisonniers qui observent une grève de la faim dans les prisons marocaines.
« Nous attirons l'attention de la communauté internationale et des ONG qui activent dans le domaine des droits de l'homme sur la situation des 29 Sahraouis grévistes de la faim qui ne cesse de se dégrader », a déclaré M. Ghali au cours d’une conférence de presse au siège de son ambassade, selon l’agence officielle sahraouie d’information SPS. « La santé des grévistes sahraouis se détériore et menace d'une catastrophe humanitaire », a-t-il averti.

M. Ghali a expliqué que la majorité des 29 Sahraouis grévistes de la faim sont incarcérés dans les prisons marocaines de Tiznit, Salé, Agadir et la « prison noire » d’El Ayoun (capitale occupée du Sahara Occidental, NDLR). Ils souffrent de malaises cardiaques, de tension artérielle et autres pathologies dues à la grève de la faim. Le diplomate sahraoui a averti que si des mesures concrètes ne sont pas prises, « les efforts pour la paix et la sécurité dans la région risquent de recevoir un coup ».

Sept militants sahraouis des droits de l’Homme observent une grève de la faim illimitée depuis le 18 mars dernier dans les prisons marocaines. Ils ont été arrêtés et emprisonnés par Rabat à leur retour d'une visite dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, le 8 octobre dernier. D’autres militants sahraouis ont rejoint le mouvement par solidarité et leur nombre risque d'augmenter dans les jours à venir, a indiqué M. Ghali. Les prisonniers grévistes de la faim revendiquent un procès équitable et juste ou leur libération, a-t-il rappelé.
M. Ghali a accusé la France et l’Espagne de fermer les yeux sur la situation des militants sahraouis dans les prisons marocaines. Les gouvernements de ces deux pays ont observé un « silence complice », selon le diplomate sahraoui.

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