vendredi 30 avril 2010

Sahara occidental : Le Conseil de sécurité proroge d'un an le mandat de la MINURSO


Enfants sahraouis dans l'école d'un camp en Algérie

30 avril 2010 – Le Conseil de sécurité a prorogé d'un an, jusqu'au 30 avril 2011, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et a encouragé le Maroc et le Front Polisario à parvenir à une solution concernant ce territoire, estimant que le statu quo n'était pas acceptable à long terme.

Dans la résolution 1920 adoptée à l'unanimité, le Conseil « se félicite que les parties soient engagées à continuer à tenir des pourparlers informels restreints dans la perspective d'une cinquième série de négociations » et rappelle qu'il est « indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis pour aller de l'avant dans les négociations ».

Quatre séries de négociations se sont tenues sous les auspices du Secrétaire général de l'ONU, ainsi que deux séries de pourparlers informels, à Dürnstein (Autriche) et dans le comté de Westchester (Etats-Unis).

Les membres du Conseil de sécurité demandent « aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d'engager plus résolument des négociations de fond. »

Le Conseil considère en effet que « la consolidation du statu quo n'est pas acceptable à long terme » et juge « essentiel d'enregistrer des progrès dans ces négociations pour améliorer tous les aspects de la qualité de vie du peuple du Sahara occidental ».

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21829&Cr=Sahara&Cr1=


Des élus français condamnent la position de leur gouvernement sur le Sahara Occidental

Dés élus municipaux et régionaux français ont condamné, vendredi à Dakhla, la position française bloquant toute résolution du Conseil de sécurité de l'Onu en faveur de la mise sur pied d'un mécanisme de surveillance et de protection des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés.

C'est ainsi que le maire de Villeneuve sur Yonne, M. Curil Boulleaux, a souligné que "l'attitude du gouvernement français face à cette question (élargissement des missions de la Minurso au contrôle et la surveillance des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés) est opposée aux valeurs et à l'histoire de la France".

"Nous attendons de la France une meilleure position, aujourd'hui, au Conseil de sécurité", a-t-il ajouté, estimant que "la France est un pays qui se trouve à un moment de son histoire où il occupe une place de par sa sensibilité aux droits de l'homme et au respect de la liberté".

"Il s'agit d'une sensibilité accrue que d'autres pays lui reconnaissent, a-t-il souligné, soutenant que "la France demeure écoutée sur la question du respect des libertés".

C'est dans ce sens qu'il a émis le vœu de voir "la communauté internationale et la France s'engager dans un processus pour le règlement de la question sahraouie dans le respect des résolutions des Nations-Unies".

Le Maire de Villeneuve a également appelé, à défaut, la France d'observer une "neutralité" qui, a-t-il dit, permettra à la communauté internationale d'aller vers la mise en œuvre de résolutions portant sur l'organisation d'un référendum libre et loyal pour l'autodétermination du Sahara Occidental.

Il a exprimé, par ailleurs, sa condamnation de l'ordre "qui fait que de jeunes sahraouis de 35 ans ne connaissent d'autres vie que celle des camps des réfugiés, soulignant qu'"aucun démocrate au monde n'est en mesure d'accepter une situation aussi cruelle".

L'élu municipal de la ville de Rellieux dans la région de Lyon, issu du parti de droite UMP, M. Jean François Debiol, affirme pour sa part, ne pas comprendre la position du gouvernement français vis-à-vis de la question sahraouie. Il s'agit là, a-t-il expliqué, d'une question "juste" dont on ne parle que peu" en France.

"Pour ma première visite dans les camps des réfugiés sahraouis, j'ai été frappé de prime abord par la bonne organisation des camps et surtout par la souffrance du peuple sahraoui", a-t-il dit.

"C'est une situation inacceptable", a-t-il estimé, s'interrogeant, dans le même cadre, sur la position "peu honorable" des autorités françaises au sein du Conseil de sécurité de l'Onu sur la question sahraouie.

Relevant le "peu d'intérêt" manifesté par les médias français au "combat juste" du peuple sahraoui, M. Debiol a assuré qu'il va interpeller les instances de son parti sur la position officielle française dès son retour à Rillieux.

L'élu de Givors, dans la région lyonnaise et responsable des instances locales du Parti communiste français (PCF), M. Raymond Combaz, qui s'est déclaré solidaire de l'appel aux instances onusiennes pour la mise en œuvre d'un mécanisme de surveillance et de protection des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, a estimé que "la position du gouvernement français ne reflète pas l'opinion nationale dans ce pays".

"La France continue à appuyer la position du Maroc et elle le fait ouvertement, aujourd'hui, à l'Onu", a-t-il relevé, ajoutant que "cette attitude est condamnable du fait que la France a eu sa propre expérience dans la colonisation".

"J'ai été particulièrement impressionné par la bonne organisation des camps des réfugiés", a-t-il soutenu de son coté, affirmant que "le rôle des élus présents à Dakhla est de porter la voix du peuple sahraoui en France".(SPS)

L'Espagne a enfreint le code de conduite des exportations d'armes de l'UE vers les pays en conflit (eurodéputé)

) L’eurodéputé, Willy Meyer (Gauche Unie Espagne) a exhorté la Commission européenne et le Conseil européen à dénoncer la violation par l'Espagne du Code de conduite de l'Union européenne sur les exportations d'armes vers les pays en conflit comme le Maroc, a rapporté jeudi le Journal espagnol, San Borondon.

"Partant de sa Présidence de l'UE, l'Espagne devrait être l'un des pays qui donne l’exemple et ne pas exporter d'armes ou de matériel à double usage vers les pays en conflit, comme c'est le cas du Maroc, au Sahara occidental", a déclaré Meyer.

Selon la même source, un rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), l'Espagne occupe le sixième rang dans le classement mondial des exportateurs d'armes en 2009.

Dans les statistiques entre 2005 et 2009 elle occupe la huitième place dans l'exportation des armes lourdes. L’Espagne vend principalement des navires, des avions-cargos, des capteurs et des véhicules blindés.

La vente d'armes par Madrid aux pays en conflit, est en violation flagrante avec le Critère 4 du Code de conduite des armes de l'UE en matière d’exportations d’armes, qui précise que "les États membres ne délivrent pas une licence d'exportation s'il existe un risque manifeste que le destinataire envisage l'utilisation de l'exportation de manière agressive contre un autre pays ou pour faire valoir par la force une revendication territoriale".

De même, le critère 2 du respect des droits de l'homme dans le pays de destination finale qui interdit de délivrer un permis d'exportation s'il existe un risque évident de "la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, les exécutions sommaires ou arbitraires, les détentions arbitraires et autres violations graves des droits de l'homme et des libertés fondamentales", comme c’est le cas du Maroc.

Puisque l'Espagne a exporté des armes vers des pays comme le Maroc, qui viole le droit international et commet de graves violations des droits humains, Willy Meyer a demandé aux deux institutions de se positionner contre la violation par l'Espagne du Code de conduite de l'UE sur les exportations d'armes, en particulier les critères 2 et 4 et les a interrogé sur les mesures prises pour assurer que les États membres, et surtout l’Espagne, appliquent les critères de cet accord. (SPS)

Des élus français interpellent le SG de l'Onu et le Conseil de sécurité sur les droits de l'homme au Sahara occidental

Les 107 élus municipaux et régionaux français en visite dans les camps de réfugiés sahraouis, ont exprimé vendredi, leur adhésion à la proposition d'appel au SG de l'Onu et au Conseil de sécurité pour soutenir la revendication sahraouie de mettre sur pied un mécanisme de surveillance et de protection des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés.

Cette proposition, faite par le vice-président du Comité exécutif des cités et gouvernements locaux unis d'Afrique, M. Tayeb Zitouni, en marge de la conférence à Dakhla sur "l'expérience démocratique dans la gestion des campements de réfugiés sahraouis" et au moment aussi où la question sahraouie est en débat au Conseil de sécurité, sera également adressée à un membre en particulier de cette instance onusienne pour "sa position de soutien ouverte à l'occupant marocain".

Les élus signataires de cette lettre appellent, aussi, à la mise en œuvre des résolutions pertinentes des Nations Unies consacrant le droit du peuple Sahraoui à l'autodétermination à travers un référendum transparent et régulier sur son destin.

A travers cette lettre, ils interpellent en outre l'Onu "en tant que gardienne de la paix et de la sécurité dans le monde, pour agir à mettre fin à l'entêtement des autorités marocaines et au blocage du processus de négociations".

Une délégation forte de 107 élus municipaux et régionaux venus de plusieurs régions de France dont, la région de Rhône Alpes, Ile de France (Paris), le Centre (Vierzon) la Lorraine (Lyon), la région Paca (Marseille) et la Moselle, sont en visite dans les camps des réfugiés sahraouis depuis mercredi.(SPS)

Surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental: La RASD déplore le blocage du gouvernement français

Le Premier ministre sahraoui, M. Abdelkader Taleb Omar, a déploré, vendredi, le blocage du gouvernement français sur la mise en place d'un mécanisme de contrôle et de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental.

"La visite d'élus municipaux et régionaux français intervient à un moment où la question sahraouie est en débat au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations-Unies", a affirmé M. Taleb à l'ouverture de la conférence sur "l'expérience démocratique dans la gestion des campements de réfugiés sahraouis", ajoutant à l'adresse des élus français présents que "la position française bloquant la revendication du peuple sahraoui sur l'élargissement du mandat de la Minurso au contrôle et la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental, est incompréhensible".

Rappelant que la France est traditionnellement connue pour sa sensibilité sur la question des droits de l'homme et les valeurs de la liberté, le Premier ministre sahraoui a souligné que "14 pays au sein du Conseil de sécurité de l'Onu sont favorables ou ne s'opposent pas à cette revendication, à l'exception de la France".

"Nous attendons de la France d'"observe" une attitude neutre et d'appuyer la légalité internationale", a-t-il poursuivi.

"Nous demandons au gouvernement français de traiter sur le même pied d'égalité les peuples et les Etats du Maghreb et d'aider de la sorte à l'avènement d'une véritable stabilité dans la région", a-t-il ajouté.

Il a relevé, par ailleurs, que la visite des élus français coïncide avec la tenue du 7ème festival du Cinéma de Dakhla, estimant que ce genre d'activités contribue à encourager la paix et la stabilité et éloigne le spectre de la guerre.

De son côté, le maire d'Alger Centre et vice-président du Comité exécutif des cités et gouvernements locaux unis d'Afrique, M. Tayeb Zitouni, a rappelé que les élus présents à cette conférence sont mandatés par leurs électeurs pour s'informer de ce qui se passe dans la région.

"Nous sommes, aujourd’hui, réunis pour exprimer notre solidarité avec les Sahraouis, pour les soutenir dans leurs revendications justes et légitimes, et pour que le droit, et seulement le droit, soit appliqué rapidement, dans leur cas, avec sincérité et sans équivoque", a-t-il ajouté.

Une délégation forte de 107 élus municipaux et régionaux venus de plusieurs régions de France dont, la région de Rhône Alpes, Ile de France (Paris), le Centre (Vierzon) la Lorraine (Lyon), la Paca (Marseille) et la Moselle, sont en visite dans les camps des réfugiés sahraouis depuis mardi.(SPS)


De nombreux manifestants dénoncent à Madrid les violations des droits de l'homme au Sahara occidental

De nombreux manifestants ont dénoncé à Madrid les graves violations des droits de l'homme que commet le Maroc contre la population sahraouie au Sahara occidental occupé et appelé l'ONU à s'impliquer dans la défense de ces droits, en élargissant le mandat de la MINURSO à leur surveillance.

A l'appel de plusieurs associations de soutien à la cause sahraouie, les manifestants se sont regroupés mercredi soir devant le siège du HCR pour exiger également la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines.

Portant des drapeaux de la RASD et arborant les portraits des six militants sahraouis des droits de l'homme emprisonnés et en grève de la faim, ainsi que des pancartes sur lesquelles était écrit "Basta", les manifestants ont scandé des slogans en faveur de la liberté et de l'indépendance du peuple sahraoui.

Avant de se disperser, les organisateurs de cette manifestation ont remis au HCR une lettre destinée au Conseil de sécurité de l'ONU lui demandant d'exiger au Maroc la "libération immédiate de tous les prisonniers de conscience sahraouis", et d'élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme et la prévention du pillage des ressources naturelles dans les territoires sahraouis occupés.

Les manifestants ont demandé aussi aux Nations unies d'exiger à l'Espagne, en tant que puissance administrant du territoire, "d'assumer ses responsabilités de veiller à la protection des droits de l'homme et la préservation des ressources naturelles d'un territoire en voie de décolonisation".

Enfin, ils ont demandé à l'ONU de mettre en œuvre "tous les mécanismes nécessaires pour obliger le Maroc à accepter la tenue du référendum d'autodétermination au Sahara occidental". (SPS)

Le Congrès des députés espagnol appelle le Maroc à libérer les détenus politiques sahraouis

Le Congrès des députés espagnol (Chambre basse du Parlement) a demandé au Maroc de libérer les prisonniers politiques sahraouis et à "respecter les droits de l'homme" dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité des groupes parlementaires au sein de la Commission des Affaires étrangères, les députés espagnols ont lancé un appel pressant au Maroc afin de libérer les six militants sahraouis des droits de l'homme, incarcérés dans la prison marocaine de Salé depuis octobre dernier, après leur retour des camps de réfugiés.

Le Congrès des députés espagnol a demandé ainsi au gouvernement marocain de "respecter pleinement" leurs droits humains, ainsi que la "dignité et la sécurité de leurs proches".

Il a demandé, en outre, au gouvernement espagnol de "continuer à s'intéresser" auprès des autorités marocaines à leur situation et "d'intensifier les actions diplomatiques opportunes à cet effet".

De même qu'il a interpellé l'exécutif espagnol sur la nécessité de "renforcer son engagement" en faveur des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés durant la Présidence espagnole de l'UE qui prendra fin le 30 juin prochain, "convaincu que le respect des droits de l'homme et le dialogue entre les parties (le Front Polisario et le Maroc) contribuent à la recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable devant conduire à l'autodétermination du Sahara occidental".

Dans ce sens, la Chambre basse du Parlement espagnol a appelé les deux parties à "persévérer" dans le processus de dialogue relancé en août 2009 en Autriche et poursuivi en février 2010 à Armonk (New York). (SPS)

Une délégation d'élus français attendus jeudi aux camps de réfugiés sahraouis

Une délégation d'une centaine d'élus français est attendue jeudi aux camps de réfugiés sahraouis, dans le cadre d'une visite de solidarité, apprend-on de source officielle.

Cette visite de solidarité comprend dans son programme une conférence au camp de Dakhla sur diverses questions, dont l'expérience démocratique et la coopération, les communes, le jumelage, les droits de l'homme en territoires occupés, et le rôle de la femme dans la gestion, selon la même source.

Elle coïncide avec la tenue de la 7ème édition du festival international du cinéma au Sahara occidental (FiSahara 2010), qui verra la présence de plus 500 participants, entre cinéastes, hommes politiques et représentants de médias, issus d'une dizaine de pays (USA, France, Grande Bretagne, Allemagne, Espagne, Autriche, Pérou, Algérie, et comme invitée d'honneur l'Afrique du Sud), a-t-on signalé.

La délégation d'élus français visitera également des institutions sociales et éducatives au niveau de camps de réfugiés sahraouis, et tiendra des rencontres avec les représentants d'associations et de certaines instances de la République Arabe Sahraouie Démocratique, selon la même source. (SPS)

jeudi 29 avril 2010

Le Polisario dénonce le blocage par la France de mécanismes onusiens de surveillance des droits humains au Sahara Occidental (officiel)

Le Polisario a dénoncé, mercredi à New York, le blocage par la France de mécanismes onusiens de surveillance des droits humains au Sahara Occidental, au cours des consultations préliminaires des membres du Conseil de sécurité sur la résolution qu’il doit adopter ce jeudi.

"Le Front Polisario dénonce fermement les efforts déployés par la France pour bloquer les propositions tendant à établir un mécanisme pour surveiller et protéger les droits de l'homme au Sahara occidental", a déclaré le représentant du Front Polisario à New York, M. Boukhari Ahmed.

Le diplomate sahraoui a indiqué que Paris a travaillé "activement pour protéger le Maroc de toute inspection internationale sur ses violations graves et répétées des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental", alors que l’Espagne, par voix officielle, a confirmé à l'ONU, lundi, qu’elle "appuie la surveillance des droits humains dans le cadre du mandat de la MINURSO".

"Le rejet de la France des droits de l'Homme pour le Sahara occidental est en contradiction directe avec son statut auto proclamé comme l'un des fondateurs du mouvement moderne des droits de l'homme", a déploré M. Boukhari dans cette déclaration écrite, parvenue à SPS.

Il a en outre déploré que la France soit ainsi "dédaigneuse des opinions bien arrêtées d'un certain nombre de membres du Conseil de sécurité que l'ONU, qui veulent répondre aux préoccupations des droits humains au Sahara occidental d'une manière approfondie", estimant que par son vote contre les droits de l'Homme, la France vote "contre la résolution pacifique du conflit de 35 ans sur la décolonisation du Sahara occidental".

Pour le diplomate sahraoui, "les atteintes répétées du Maroc aux droits humains se sont multipliés à tel point qu'ils sont maintenant la principale pierre d'achoppement dans les négociations entre les deux parties au conflit".

Il a enfin déploré que la MINURSO est "la seule Mission de l'ONU, sans prérogatives de surveillance des droits humains dans le cadre de son mandat", révélant que dans un rapport de 2006, tenu secret par la France et le Maroc, l'ONU et le Haut Commissaire aux droits de l'homme ont recommandé que "la surveillance internationale des droits humains soit établie au Sahara occidental". (SPS)

http://www.spsrasd.info/fr/detail.php?id=11366

A quoi sert la MINURSO au Sahara Occidental?

jeudi 29 avril 2010

En recevant, vendredi au siège de l'ONU, la délégation sahraouie conduite par le président de la RASD, Mohamed Abdelaziz, M. Ban Ki-moon s'est déclaré «préoccupé et inquiet» des violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre des militants et de la population sahraouie au Maroc et en territoire occupé. Il était temps que le secrétaire général de l'ONU élève la voix pour exprimer sa désapprobation que dénoncent faits et preuves à l'appui de nombreuses organisations humanitaires, dont certaines dépendantes de l'institution onusienne qu'il dirige. Ce qui n'est pas pour autant suffisant de sa part, d'abord eu égard à ce qui se passe au Sahara Occidental en terme de violence et de répression qui se sont abattues sur le peuple sahraoui. Et d'autre part parce que l'ONU a une responsabilité directe concernant la protection et la sauvegarde de ce peuple. Responsabilité qui découle de son engagement à lui garantir l'exercice du droit à l'autodétermination, base sur laquelle elle a obtenu en 1990 que le POLISARIO, son représentant politique légitime, accepte d'observer la trêve armée avec l'occupant marocain et l'ouverture de négociations de paix avec celui-ci sous l'égide onusienne. Or si l'ONU s'en tient au principe du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, elle n'a rien fait qui empêcherait l'occupant marocain de recourir à la répression et à la violation des droits de l'homme pour tenter d'obliger le peuple sahraoui à renoncer à ce principe. C'est ce que le président Mohamed Abdelaziz s'est chargé de faire savoir à Ban Ki-moon. Son intervention se situe à quelques jours du vote par le Conseil de sécurité d'une résolution pour prolonger le mandat de la Mission des Nations unies au Sahara Occidental (MINURSO). Par cette démarche, le président sahraoui veut que l'ONU mette fin au simple rôle d'observateur dont a été investie cette MINURSO. Il est en effet temps qu'elle soit également impliquée dans la protection du peuple sahraoui contre la répression qui s'est abattue sur lui. Il est tout de même inacceptable que parce qu'elle n'a pas mandat pour cela, cette mission onusienne entretienne la fiction d'une médiation onusienne que les autorités marocaines discréditent en violant les droits de l'homme sous ses yeux. Abdelaziz a tout à fait raison d'avoir rappelé au secrétaire général de l'ONU que son organisation a la responsabilité de protéger son peuple contre l'occupant marocain. Ce qu'elle peut faire en élargissant les prérogatives de la MINURSO en la dotant d'un mécanisme de supervision des droits de l'homme. Et surtout qu'elle a celle de mettre un terme aux dérobades et diversions que multiplient les autorités marocaines pour tenter d'évacuer des négociations le principe d'autodétermination qui permettrait au peuple sahraoui de choisir librement entre l'indépendance et l'intégration au Royaume. A s'en tenir à la seule désapprobation, Ban Ki-moon et l'ONU enverraient le mauvais message à Rabat, qui est que la communauté internationale n'est pas fermement résolue dans le cas du Sahara Occidental à faire respecter ses engagements et ses obligations. Avec le risque que devant cette impasse, le POLISARIO, en communion avec son peuple, renonce à cette situation de fausse paix, en échange de laquelle la population sahraouie n'a obtenu que déchaînement de la répression et aggravation de ses conditions en terme de droits et de liberté.
Le Quotidien d’Oran, 27/4/2010

mercredi 28 avril 2010

Un acteur espagnol critique l'attitude du gouvernement de Zapatero à l'égard du conflit du Sahara occidental

) L'acteur espagnol, Willy Toledo a critiqué mercredi, l’attitude du Gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero à l'égard du conflit du Sahara occidental et face à la répression marocaine contre la population civile sahraouie sans défense dans les territoires occupés par le Maroc.

"Le Gouvernement espagnol au lieu de soutenir la juste lutte du peuple sahraoui son droit à l'autodétermination, reconnu par la communauté internationale pour mettre fin aux souffrances du peuple sahraoui, continue dans son alignement au côté du Maroc qui occupe illégalement le Sahara occidental depuis le retrait de l’Espagne en 1975", a regretté M. Toledo dans une déclaration à la SPS.

Il a également déploré le silence observé par les médias espagnols autour de la grève de la faim des prisonniers politiques sahraouis depuis presque six semaines dans les prisons marocaines, ce qui, selon lui, "met en doute la liberté d'expression en Espagne".

D’autre part, l’acteur espagnol a exprimé son admiration pour la lutte que mène le peuple sahraoui depuis plus de 35 ans dans des conditions difficiles, manifestant sa pleine solidarité et soutien aux prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines. (SPS)

Des ONG allemandes appellent à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis des les prisons marocaines

Des ONG allemandes on appelé mercredi, l’Organisation des Nations Unies à faire pression sur le Maroc pour qu’il libère tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, et à la décolonisation sans plus tarder du Sahara occidental, a indiqué une source proche de la représentation du Front Polisario en Allemagne.

Le parti social démocrate, le Comité de solidarité avec le peuple sahraoui, l'Association de la solidarité mondiale, l’association allemande de soutien aux malades de la variole et la tuberculose, l’association pour les peuples menacés, l’association européenne des juristes et avocats pour la défense de la démocratie et des droits de l'homme dans le monde et l’association pour le développement et la solidarité, ont appelé dans une déclaration commune l'ONU à permettre au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l'autodétermination et à l'indépendance

"Nous exigeons la libération inconditionnelle et immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons du Maroc, le respect des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et la levée de l’état de siège imposé au territoire, afin de permettre l’accès aux médias et observateurs internationaux qui souhaitent visiter la région", explique la déclaration.

Elle a également dénoncé les graves violations des droits humains commises par le Maroc contre les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, appelant le Gouvernement allemand à "exercer plus de pression sur le Maroc pour l’amener à respecter les droits de l'homme au Sahara occidental".

Les ONG ont enfin estimé que l'arrestation et l'emprisonnement des sept militants sahraouis des droits humains en octobre dernier à l’aéroport de Casablanca, après leur retour d'une visite dans les camps de réfugiés sahraouis, "sont contraires au droit et à la légalité internationale".

Plus de 50 prisonniers politiques sahraouis dont 38 se trouvent dans un état critique de la santé en raison de la grève illimitée de la faim qu’ils mènent depuis plus de cinq semaines, alors que les autorités marocaines persistent dans une totale indifférence à faire la sourde oreille à leurs revendications légitimes, rappelle-t-on. (SPS)

Le Gouvernement sahraoui appelle l'ONU à sauver la vie de grévistes de la faim sahraouis

Le Conseil des ministres de la RASD a appelé mardi les Nations unies à "intervenir d'urgence" pour sauver la vie des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines, réitérant sa demande d’élargir les prérogatives de la MINURSO à la surveillance et la déclaration sur les droits de l'homme au Sahara occidental.

Le Conseil a appelé la communauté internationale à exercer des pressions sur le Maroc pour mettre fin à ses violations continues des droits de l'Homme contre les civils sahraouis, le pillage des ressources naturelles et le respect des droits de l'homme au Sahara occidental, selon une déclaration sanctionnant une réunion du conseil des ministres tenue mardi au siège de la Présidence de la République, parvenue à SPS.

Le Conseil a passé en revue les derniers développements de la question du Sahara occidental et le bilan de la rencontre qui a réuni vendredi dernier une délégation sahraouie conduite par le président de la République, Mohamed Abdelaziz et une délégation onusienne dirigée par le Secrétaire général des ntaions unies, M. Ban Ki-moon à New York.

Le Conseil a réitéré la position de la partie sahraouie basée sur son attachement au cadre juridique fixé par la légitimité internationale et les accords signés par les parties sous les auspices de l'ONU et ratifié par le Conseil de sécurité de l'ONU depuis 1991 pour la décolonisation du Sahara occidental, à travers un référendum libre, juste et équitable devant permettre au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance.

Le Conseil a salué le mouvement national et international de solidarité avec l’intifada de l'indépendance et avec les prisonniers politiques sahraouis, notamment les grévistes de la faim.

Le Conseil a examiné les préparatifs en cours pour l'organisation du Festival international du cinéma au Sahara occidental qui se tiendra à la wilaya de Dakhla, à la fin du mois d'avril et début du mois de mai. (SPS)

Le Parlement chilien "profondément préoccupé" par la détérioration des droits de l'homme au Sahara occidental

Dix-sept membres du Parlement chilien ont exprimé mardi à Santiago, leur "profonde inquiétude" face à la détérioration des droits de l'homme au Sahara occidental, a-t-on appris de source proche de la représentation du Front Polisario au Chili.

Les députés chiliens ont transmis dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, leur "profond regret" au sujet du retard de l'organisation du référendum d'autodétermination du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, promis par l’ONU depuis 1991.


Les parlementaires chiliens ont en outre condamné la poursuite des violations marocaines des droits de l'homme contre les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, en particulier les militants des droits de l'homme, appelant à protéger les citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental contre la répression marocaine.

De nombreux partis, syndicats, associations, comités d'amitié avec le peuple sahraoui et organisations internationales de défense des droits de l’Homme avaient appelé les autorités marocaines à libérer tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans les prisons marocaines et à respecter les droits de l'Homme au Sahara occidental.

Sept prisonniers politiques sahraouis arrêtés le 8 octobre dernier à leur retour d’une visite familiale aux camps de réfugiés sahraouis, mènent depuis le 18 mars 2010 une grève illimitée de la faim à la prison marocaine de Sale, exigeant un procès équitable ou la libération immédiate et inconditionnelle, rappelle-t-on. (SPS)

mardi 27 avril 2010

Suite à son « exclusion » par Alger des réunions des pays du Sahel Le Maroc organise des manœuvres militaires avec l’armée USa


Des manœuvres militaires entre l’armée royale du Maroc et des unités de l’armée américaine débuteront, aujourd’hui, à travers trois régions marocaines, en collaboration avec les marines et les forces de l’armée royale marocaine. Selon les observateurs, ces manœuvres sont considérées comme une réaction contre l’Algérie, qui a abrité plusieurs réunions des pays du Sahel, et à laquelle Rabat n’a pas été invitée.
Selon un communiqué rendu publique par l’ambassade US à Rabat, « ces manœuvres militaires seront dispensées sous plusieurs formes de formation militaire, ajoutant que les exercices militaires portent sur l’utilisation des armes à feu, les opérations de maintien de la paix et l’approvisionnement an l’air des avions en kérosène.
Selon les médias marocains, les manœuvres militaires américano-marocaines, qui commenceront, aujourd’hui, s’étalant pour une durée de 2 mois, à travers trois régions marocaines, en l’occurrence Tantan, Kenitra et Troudent, constituent une riposte à l’Algérie, ajoutant qu’elles coïncident avec la montée d’un cran des accusations entre les hauts responsables des deux pays sur fond du conflit du Sahara Occidental.
Dans ce sens, les autorités marocaines ont qualifié ces manœuvres auxquelles prendront part 850 marines US de « pari stratégique, sécuritaire et militaire pour le Maroc dans la région de l’Afrique de l’ouest ».
Selon les observateurs, à travers ces manœuvres le Maroc vise l’affaiblissement des tentatives de l’Algérie, en s’appuyant sur ses relations avec l’Alliance de l’Atlantique Nord et l’Africom, ce qui est considérée comme une réponse à l’Algérie qui l’aurait exclu de ses initiatives relatives à la sécurité dans les pays du Sahel.



L'Espagne soutient l'élargissement du mandat de la MINURSO aux droits de l'homme


- La vice-premier ministre espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega a affirmé la position de son pays en faveur de l'élargissement du mandat de Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental(MINURSO) aux droits de l'homme.

Mme De la Vega qui s’exprimait lundi dans une déclaration lundi à la presse à sa sortie d’une audience au siège de l’ONU, avec le secrétaire général Ban Ki-moon, a réaffirmé "le soutien du gouvernement espagnol à une solution mutuellement acceptable, permettant l'autodétermination du peuple sahraoui".

Le Conseil de sécurité doit renouveler, à la fin du mois d'avril, le mandat de la Mission pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) pour une année.

D’autre part, le président de la République, Mohamed Abdelaziz a rencontré vendredi, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, au siège de l'ONU à New York.

Lors de cette réunion, Ban Ki-moon a exprimé sa préoccupation concernant la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara occidental, ajoutant son Envoyé personnel, Christopher Ross, ainsi que le Secrétariat de l'ONU "continueront à travailler pour le respect des droits de l'homme des Sahraouis. " (SPS)

L’activiste sahraouie, Aminetou Haidar candidate du prix Frontline pour l’année 2010

L'organisation internationale pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, Frontline, a désigné l’activiste sahraouie des droits humains et ex prisonnière politique, Aminetou Haidar, comme candidate à son prix pour l’année 2010, selon un communiqué publié sur le site internet de Front Line.

Mme Aminetou Haidar a été choisie au cotés des quatre autres défenseurs des droits de l'homme de l'Inde, du Zimbabwe, d'Afghanistan et du Mexique, en tant que candidats du Prix Front Line 2010.

Ce prix annuel est décerné à un défenseur des droits humains qui a apporté une contribution exceptionnelle à la défense des droits des autres.

Mme Aminetou Haidar, militante sahraouie des droits humains a été dédiée de nombreux prix internationaux pour les droits de l'homme. Elle a été victime d’emprisonnement et de la torture par les autorités d'occupation marocaines en raison de ses positions politiques en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et l'indépendance (SPS)

Le président de la République préside un séminaire des cadres politiques du Front Polisario

Le Président de la République, secrétaire général du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz, a présidé lundi à la présidence, un séminaire des cadres politiques du Front Polisario, afin de discuter des préparatifs pour l'organisation des élections municipales et régionales afin d’élire les responsables de l'orientation politique du Front Polisario qui se tiendra en mai prochain.

La séance a été assistée par les membres du secrétariat national du Front Polisario, du gouvernement de la RASD, du Parlement, de l’état major de l'armée sahraouie, des organisations nationales juvéniles et féminines, des travailleurs ainsi que des représentants de l'orientation politique au niveau nationale, locale et de la communauté sahraouie à l’étranger.

Ces élections interviennent dans le cadre de la mise en œuvre des décisions du douzième congrès du Front Polisario, tenu en décembre 2007 à Tifariti dans les territoires libérés, appelant à séparer le système politique de l’administratif, a indiqué le président de la république.

Il a, à cette occasion, réaffirmé la détermination du peuple sahraoui à atteindre ses objectifs nationaux à la liberté et à l'indépendance sous la direction du Front Polisario, en tant que seul représentant légitime du peuple sahraoui.

Le président de la République a salué le rôle de l’intifada que mènent les Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités du Maroc, malgré l'état de siège militaire et médiatique, le mur de la honte, la répression, ce qui a-t-il dit "démontre la détermination du peuple sahraoui à imposer l’indépendance de son pays".

Il a enfin rendu un hommage particulier aux prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis plus d'un mois dans les prisons marocaines, appelant les organisations internationales des droits de l’Homme à “intervenir pour sauver la vie de ces prisonniers, dont l'Etat marocain assume l’entière responsabilité des dangers qui peuvent survenir à ces personnes". (SPS)

lundi 26 avril 2010

Les mairies d’Alger centre et de Nanterre appellent l’ONU au respect des droits humains au Sahara occidental

Les maires d’Alger centre, Tayeb Zeitouni et de la ville de Nanterre (France), Patrick Jarry ont appelé le SG de l’ONU, Ban Ki-moon et les membres du conseil de sécurité pour le respect et l’application des résolutions de l’Assemblée générale des nations unies et du Conseil de sécurité préconisant l’organisation d’un référendum d’autodétermination, libre et régulier au Sahara occidental.

Les deux parties ont appelé à mettre fin aux violations des droit de l’Homme dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine et à garantir la protection des biens et des personnes, ainsi que le libre accès à ces territoires par les médias et les observateurs indépendants, a indiqué une lettre conjointe dont une copie est parvenue à SPS.

A cet égard, les deux parties ont réclamé la création d’un mécanisme onusien à travers l’élargissement du mandat de la Minurso à la protection et la surveillance des droits humains au Sahara occidental.

Ils ont enfin rappelé au Conseil de sécurité la responsabilité qui lui incombe en vue de garantir la paix et la sécurité des peuples de la région dans le respect des résolutions pertinentes des Nations unies. (SPS)

Le CODESA appelle à une ''intervention urgente'' pour sauver la vie des détenus sahraouis

Le Collectif des défenseurs des droits de l'homme sahraouis (CODESA) a appelé dimanche la communauté internationale à une "intervention urgente" pour sauver la vie des détenus sahraouis en grève de la faim dans la prison marocaine de Salé depuis le 18 mars dernier.

Le CODESA a affirmé sa solidarité avec les prisonniers d'opinion sahraouis en grève de la faim dans la prison de Salé et dont l'état de santé s'est "gravement détériorée" en l'absence de soins médicaux.

Le Collectif a par ailleurs appelé à un "procès équitable" des détenus et la libération immédiate "sans condition" de tous les prisonniers sahraouis détenus dans les prisons marocaines. Le CODESA a invité les organisations internationales des droits de l'Homme à "exercer des pressions" sur le Maroc pour qu'il accède aux revendications légitimes des détenus sahraouis en lui (le Maroc) imputant l'entière responsabilité du danger qu'ils encourent.

Plus de 50 détenus politiques sahraouis croupissent dans les prisons marocaines dont 38 observent une grève de la faim illimitée et dont l'état de santé se détériore devant un mépris total des autorités d'occupation marocaines quant à leurs revendications légitimes.

A cet effet, le comité de suivi de la situation des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison marocaine de Salé, a mis en garde contre une "catastrophe humanitaire" après 39 jours de grève.

Dans un communiqué, le comité a condamné l'indifférence des autorités marocaines face aux revendications légitimes des prisonniers sahraouis qui souffrent de plusieurs maladies en raison du mépris affiché par l'administration pénitentiaire devant leur revendication d'un procès juste ou d'une libération sans condition.

Par ailleurs, l'état de santé des détenus sahraouis en grève de la faim à la prison de Boulemharez (Marrakech) s'est "gravement détérioré" en l'absence de soins médicaux. En guise de solidarité, le détenu politique sahraoui Yahia Mohamed El Hafed Ieza a observé une grève de la faim de 48 heures dans la prison d'Ait Melloul où il purge une peine de 15 ans pour ses positions en faveur de la cause sahraouie et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.(SPS)

« La réouverture des frontières est une question de souveraineté »

Le secrétaire général du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem, a qualifié les relations entre le Maroc et l’Algérie de « ni exceptionnelles ni détériorées, mais plutôt ordinaires ». Les hauts responsables marocains « ne savent pas ce qu’ils veulent au juste », ajoute-t-il, faisant allusion à la position marocaine accusant l’Algérie d’être responsable de l’arrêt du processus de règlement du conflit du Sahara Occidental.
Lors d’une conférence de presse tenue, hier, au siège du FLN, consacrée pour la présentation des résultats de la réunion du comité central, issu du 9e Congrès du parti, M. Belkhadem a affirmé que « les relations entre les deux voisins sont normales, alors qu’elles devraient être meilleures ». « Nos frères au Maroc sont engagés dans des négociations avec le Front Polisario, le représentant officiel des sahraouis et au même temps, ils accusent l’Algérie d’être derrière l’échec du processus de règlement du conflit ; ils ne savant pas ce qu’ils veulent au juste », soutient-il.
En ce qui concerne la fermeture des frontières entre les deux pays et la revendication du Maroc de leur réouverture, le secrétaire général du FLN a déclaré : « cette question relève de la souveraineté de l’Algérie ». Ceci dit que l’opposition de l’Algérie à la réouverture des frontières est une question de souveraineté».
Sur un autre plan, M. Belkhadem a présenté aux journalistes les nouveaux membres du bureau politique. Répondant à une question portant sur des éventuelles réserves de la part du ministère de l’Intérieur sur la liste des membres du bureau politique du FLN, le même interlocuteur a indiqué que « si l’un des membres a des antécédents judiciaires ou bien impliqué dans des crimes d’atteinte à la pudeur, il doit être exclu, mais s’il a été condamné suite à un accident de la circulation, nous refusons qu’il soit exclu pour cette raison ».
En ce qui concerne un éventuel remaniement ministériel, M. Belkhadem a appelé les journalistes à « faire la différence entre la rumeur et l’information ». « Le remaniement devrait venir, tôt ou tard, à chacun son tour ! », a-t-il conclu.

D’éminents grévistes de la faim du Sahara Occidental s’approchent de la mort


  • Le chef de l’ONU Ban Ki-Moon est très préoccupé de la situation des droits de l’homme sur le territoire

Alors que les discussions sur le rôle de l’ONU au Sahara Occidental vont s’intensifier en début de semaine, la France et les autres états membres du Conseil de Sécurité sont soumis à une pression accrue pour que soit assurée la surveillance internationale des droits de l’homme au Sahara Occidental – le seul pays en Afrique toujours en attente de l’achèvement de son processus de décolonisation.

Six éminents prisonniers politiques Sahraouis en sont maintenant dans leur cinquième semaine de grève de la faim pour protester contre leur détention illégale sans inculpation, et ils ont déclenché une vague de grève de la faim parmi les autres prisonniers politiques Sahraouis dans les prisons marocaines.

La mission de l’ONU au Sahara Occidental, connu comme la MINURSO, est la seule mission de maintien de la paix Onusienne à opérer sans le mandat de surveillance des droits de l’homme. Le Maroc, qui occupe illégalement le Sahara Occidental depuis 1975, qui proteste contre la surveillance des droits de l’homme, a récemment intensifié ses attaques contre les défenseurs Sahraouis des droits de l’homme qui militent en faveur d’un référendum sur l’indépendance du Sahara Occidental. L’année dernière, la France, l’alliée clé du Maroc au Conseil de Sécurité, a bloqué la forte poussée des membres du Conseil pour la mise en place de la surveillance par l’ONU des droits de l’homme au Sahara Occidental.

Après sa rencontre vendredi avec Mohamed Abdelaziz, le chef du Front POLISARIO, le mouvement d’indépendance du Sahara Occidental, le chef de l’ONU Ban Ki-Moon, a dit être « très préoccupé » par les violations des droits de l’homme au Sahara Occidental. Il a affirmé que son équipe et son envoyé personnel pour le Sahara Occidental, l’ancien ambassadeur américain Christopher Ross, « continueront à travailler pour la promotion des droits de l’homme des Sahraouis ». Une confrontation est prévue plus tard dans la semaine lors de la prochaine rencontre du Conseil de Sécurité destinée à examiner le mandat de la présence de l’ONU, notamment la possibilité du mécanisme sur le droits de l’homme. Suite aux récentes escalades Marocaines, des membres du Conseil de Sécurité de plus en plus nombreux ont exprimé leurs inquiétudes sur les droits de l’homme au Sahara Occidental, mais il leur faudra surmonter la perspective d’un veto français sur la question.

Les diplomates du Conseil de Sécurité ont reçu des courriers d’Amnesty International, de Human Rights Watch, de plus de 100 ONG, parlementaires et célébrités, appelant tous à la surveillance par l’ONU des droits de l’homme au Sahara Occidental. Le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU a lui-même recommandé cette surveillance dans son rapport en attente de publication de 2006.

NOTES

Pour nous contacter la Western Sahara Campaign + 44 (0)7931 260420 www.wsahara.org.uk

Une interview peut être facilitée avec un membre de la famille d’un des grévistes de la faim (anglophone)


Le Sahara Occidental est occupé par le Maroc depuis 1975. Le droit international et toutes les précédentes résolutions du conseil de sécurité et de l’assemblée générale de l’ONU reconnaissent le droit à l’autodétermination pour le peuple du Sahara Occidental, mais l’ONU n’a toujours pas honoré son mandat d’organiser, superviser et proclamer les résultats du référendum sur l’indépendance du Sahara Occidental.

dimanche 25 avril 2010

Briser le blocus médiatique marocain visant à occulter la réalité au Sahara occidental (conférenciers)

La réalité de la situation au Sahara occidental, marquée par une recrudescence des exactions du régime marocain, doit être portée à la connaissance du monde entier malgré les tentatives de Rabat d’imposer un blocus médiatique pour occulter cette réalité, ont estimé les participants à une conférence sur "Les médias dans le monde contemporain", tenue du 20 eu 23 avril dans la ville russe de Saint-Pétersbourg.

Dans une intervention à l’ouverture de cette rencontre organisée par la faculté des sciences de la communication de l’université gouvernementale de Saint-Pétersbourg, le représentant du Front Polisario en Russie, M. Ali Salem Mohamed Fadel, a donné un aperçu sur "les souffrances endurées par les Sahraouis dont les droits les plus élémentaires sont quotidiennement bafoués par l’occupant marocain".

M. Fadel a dénoncé les "tentatives du Maroc d’imposer un blocus médiatique pour passer sous silence ses exactions contre les civils sahraouis et le pillage de leurs ressources naturelles tout en continuant à poser des entraves à un règlement basé sur le droit, internationalement reconnu, du peuple sahraoui à l’autodétermination".

Le représentant sahraoui a mis en exergue, à ce propos, "la faiblesse dont l’Onu a jusque-là fait preuve dans le traitement de la question sahraouie, puisque cette organisation n’est pas parvenue à faire respecter les décisions qu’elle avait prises, d’où l’entêtement du Maroc qui continue à la défier".

Les participants ont, dans ce contexte, exprimé leur "étonnement" devant l’attitude de l’Onu qui a déployé en 1991 une mission au Sahara pour veiller à l’organisation dans les plus brefs délais d’un référendum sur l’autodétermination, "mais qui se trouve, 19 ans après, dans l’incapacité de mener à son terme cette tâche du fait des manœuvres marocaines".

"Cette attitude de l’Onu est une parfaite illustration de la politique des doubles standards", ont-il estimé.

M. Fadel a tenu à souligner, à ce propos, qu’"en persistant dans cette position, l’Onu ne laisse d’autre choix au peuple sahraoui que de reprendre les armes car il semble que c’est le seul langage que connaît le Makhzen marocain".

De son côté, le président de l’Association des avocats et des journalistes de Saint-Pétersbourg, M. Sergueï Mikhaïlov, a évoqué l’histoire de la lutte du peuple sahraoui et l’évolution de la situation dans cette partie du monde, notamment en matière de droits de l’homme.

M. Mikhaïlov, qui a animé avec M. Fadel un débat diffusé par la quatrième chaîne de télévision d’Ekaterinbourg en marge de la conférence, a mis en exergue la situation des détenus sahraouis dans les prisons marocaines qui observent une grève illimitée de la faim, entamée depuis cinq semaines.

Il a également souligné le rôle joué par la femme ainsi que par la jeunesse aussi bien dans les territoires sahraouis occupés que dans le sud marocain et les sacrifices qu’ils consentent dans le cadre de l’"Intifada" du peuple sahraoui.

M. Mikhaïlov a vigoureusement condamné les "campagnes de répression contre les militants sahraouis des droits de l’homme qui sont jetés dans les geôles marocaines pour avoir revendiqué un droit que leur a reconnu l’Onu depuis des dizaines d’années, à savoir le droit des peuples à l’autodétermination".

"Nous devons continuer à œuvrer à faire connaître la lutte du peuple sahraoui et à prendre part à toute action susceptible de briser le blocus médiatique que tente d’imposer le Maroc pour occulter le combat des Sahraouis en général et la tragédie des prisonniers qui croupissent dans ses geôles, en particulier", a-t-il souligné.

Il a enfin appelé les Nations unies à "revoir leur position et à œuvrer à permettre au plus vite au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination comme le stipule la Charte de l’Onu, et à protéger la population sahraouie désarmée qui refuse la politique du silence et du fait accompli".(SPS)

samedi 24 avril 2010

L’ONU alarmée par les violations marocaines des droits humains au Sahara Occidental (Ki-moon)

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a exprimé, vendredi à New York, au Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, son inquiétude au sujet des violations marocaines des droits humains au Sahara Occidental, selon le service de presse de l'Onu.

"Le secrétaire général (Ban Ki-moon) s'est déclaré très inquiet des rapports de violations des droits de l'homme. (Il) a annoncé que son envoyé personnel, Christopher Ross, ainsi que le secrétariat de l'Onu, continueraient à oeuvrer à la défense des droits humains des Sahraouis", a notamment précisé la même source.

Sept prisonniers politiques sahraouis croupissent dans la prison de Salé (Maroc) depuis plus de 6 mois sans jugement et mènent une grève de la faim illimitée depuis le 18 mars dernier pour exiger "un procès équitable ou leur libération immédiate", alors que 20 autres répartis dans une dizaine de prisons marocaines, poursuivent eux aussi ce mouvement de grève de la faim.

Plus d’une cinquante de prisonniers politiques sahraouis purgent de lourdes peines d’emprisonnement allant d’un an à 15 ans de prison ferme, rappelle-t-on.

Il a affirmé par ailleurs, au cours d’un entretien avec le Président sahraoui, sa volonté de trouver une solution "qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", a-t-on ajouté.

M. Abdelaziz, avait exprimé récemment sa "profonde déception" du dernier rapport sur les récents développements au Sahara Occidental du SG de l’ONU, soumis au Conseil de sécurité, estimant qu'il traduit "l'incapacité de l'ONU à faire face aux entraves marocaines et à honorer ses engagements vis-à-vis du peuple sahraoui".

A cet égard, le Gouvernement sahraoui a décidé de "réviser" ses relations avec la Mission des Nations unies pour l’Organisation d’un Référendum d’autodétermination au Sahara Occidental (Minurso), pour avoir renié ses engagements, rappelle-t-on.

Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme territoire non autonome par l'Onu depuis 1966. Le Maroc et le Front Polisario ont engagé depuis juin 2007 des négociations directes, sous l'égide de l'Onu, sans aboutir à une avancée réelle.

Le but de ces négociations, défini par le Conseil de sécurité, est de parvenir à une solution politique au conflit au Sahara occidental, qui respecte le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

L’ONU engagé dans une solution garantissant "l’autodétermination" des Sahraouis (Ban Ki-moon)


NewYork (Nations unies), 24/04/2010 (SPS) Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré que l’ONU demeure engagé dans une solution garantissant "l’autodétermination" des Sahraouis et que la Minurso est déployé au Sahara Occidental dans ce cadre précis, au cours d’un entretien, vendredi à New York, avec le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a indiqué à SPS une source proche de la délégation présidentielle.

"M. Ban Ki –moon et les Nations Unies restent engagés en faveur d’une solution mutuellement acceptée qui garantit le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental", a précisé la même source.

Le Secrétaire général des Nations unies a aussi rappelé que la MINURSO est engagée pour "l’application de son mandat" au Sahara occidental, où elle a été déployée en 1991 à la faveur du Plan de règlement onusien devant aboutir à l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, dans un délai d’un an au plus, a-t-on ajouté.

La rencontre entre les deux parties tenue au siège de l’ONU à New York, s’est déroulée en présence du secrétaire général adjoint en charge des Affaires politiques, B. Lynn Pascoe, de l’Envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross, du Chef de cabinet du Secrétaire général Vijay Nambiar, , de son Conseiller spécial et d’autres collaborateurs.

Le Président Mohamed Abdelaziz est accompagné d’une délégation comprenant MM. Mahfoud Ali Beiba, président du parlement sahraoui, Mhamed Khadad, coordinateur du Front Polisario avec la MINURSO, Boukhari Ahmed et Moulud Said, respectivement représentant à New York et à Washington et Abdati Breica, conseiller à la présidence.

M. Abdelaziz, avait exprimé récemment sa "profonde déception" du dernier rapport sur les récents développements au Sahara Occidental du SG de l’ONU, soumis au Conseil de sécurité, estimant qu'il traduit "l'incapacité de l'ONU à faire face aux entraves marocaines et à honorer ses engagements vis-à-vis du peuple sahraoui".

A cet égard, le Gouvernement sahraoui a décidé de "réviser" ses relations avec la Mission des Nations unies pour l’Organisation d’un Référendum d’autodétermination au Sahara Occidental (Minurso), pour avoir renié ses engagements, rappelle-t-on.

Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme territoire non-autonome par l'Onu depuis 1966. Le Maroc et le Front Polisario ont engagé depuis juin 2007 des négociations directes, sous l'égide de l'Onu, sans aboutir à un avancée réelle.

Le but de ces négociations, défini par le Conseil de sécurité, est de parvenir à une solution politique au conflit au Sahara occidental, qui respecte le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. (SPS)

Abdelaziz à Ki-moon : l’ONU doit respecter scrupuleusement ses engagements dans la décolonisation du Sahara Occidental

New York (Nations unies), 24/04/2010 (SPS) Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, a rappelé, vendredi à New York, au Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, que le problème du Sahara Occidental est un problème de décolonisation devant être réglé conformément à la doctrine de l’ONU en la matière, a-t-on appris de source proche de la délégation présidentielle sahraouie en visite à l’ONU.

"Le problème du Sahara occidental est un problème de décolonisation et c’est sur cette base qu’en 1990 le Conseil de sécurité a crée la Minurso en vue de l’établissement d’un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination pour permettre au peuple sahraoui de choisir entre l’indépendance ou l’intégration au Maroc", a précisé M. Abdelaziz à son interlocuteur au cours d’un entretien entre les deux hommes, a-t-on indiqué.

Il a souligné, "avec force, que ce sont là les termes du contrat nous unissant avec l’ONU et qu’il appartient à cette dernière de les respecter scrupuleusement", a martelé le Chef de l’Etat sahraoui au cours de cette conversation qui se déroule à la veille de l’adoption par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur le Sahara Occidental, prévu avant le 30 avril prochain.

M. Abdelaziz a en outre ajouté que "seul le respect de la volonté démocratiquement exprimée du peuple sahraoui, à travers un référendum libre et régulier, est à même de mettre un terme au conflit", a précisé la même source.

Le Président a par ailleurs soulevé la question des "violations" par le Maroc des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, rappelant "la nécessité d’inclure cette question dans le mandat de la MINURSO".

Il a enfin sollicité l’intervention du Secrétaire général de l’ONU pour "sauver la vie des 38 détenus politiques sahraouis en grève de la faim depuis plusieurs semaines" en exigeant du Maroc leur "libération ou de leur garantir un jugement équitable et transparent".

Le Président Mohamed Abdelaziz est accompagné d’une délégation comprenant MM. Mahfoud Ali Beiba, président du parlement sahraoui, Mhamed Khadad, coordinateur du Front Polisario avec la MINURSO, Boukhari Ahmed et Moulud Said, respectivement représentant à New York et à Washington et Abdati Breica, conseiller à la présidence.

La rencontre entre les deux parties tenue au siège de l’ONU à New York, s’est déroulée en présence du secrétaire général adjoint en charge des Affaires politiques, B. Lynn Pascoe, de l’Envoyé personnel pour le Sahara occidental, Christopher Ross, du Chef de cabinet du Secrétaire général Vijay Nambiar, , de son Conseiller spécial et d’autres collaborateurs.

Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Il est considéré comme territoire non-autonome par l'Onu depuis 1966. Le Maroc et le Front Polisario ont engagé depuis juin 2007 des négociations directes, sous l'égide de l'Onu, sans aboutir à un avancée réelle.

Le but de ces négociations, défini par le Conseil de sécurité, est de parvenir à une solution politique au conflit au Sahara occidental, qui respecte le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. (SPS)

vendredi 23 avril 2010

Des ONG autrichiennes mettent en garde contre "la détérioration" des droits de l'homme au Sahara occidental

Vienne, 23/04/2010 (SPS) L’association autrichienne d’amitié avec le peuple sahraoui et l’organisation ‘Géza’ ont mis en garde contre la détérioration des droits de l'homme en l'absence d'un mécanisme et de protection des droits humains au Sahara occidental, appelant le Conseil de sécurité à l’élargissement des prérogatives de la Minurso à la protection des droits de l’homme, selon un communiqué conjoint publié jeudi à Vienne.
"La situation des droits de l'homme au Sahara Occidental occupé du Maroc est de plus en plus inquiétante mettant à l’épreuve la crédibilité de l'Organisation des Nations Unies à l'épreuve", ont averti les deux ONG.

Elles ont également condamné avec force les violations des droits humains au Sahara occidental et l’arrestation des sept militants sahraouis des droits de l’Homme après leur retour des camps de réfugiés sahraouis en octobre dernier, estimant la déportation forcée d’Aminetou Haidar vers Espagne, comme "le début d'une campagne acharnée pour réprimer toute les voix qui s’élèvent contre les thèses coloniales du Maroc".

Pour sa part, la présidente de l'association d'amitié avec le peuple sahraoui, Mme Karen Shella a précisé qu’en dépit de la persistance de violations graves des droits de l'homme par l’occupant marocain, "il devient absurde et totalement inacceptable que la MINURSO demeure la seule mission onusienne de maintien de la paix dans le monde qui n'est pas mandatée de surveiller la situation des droits de l'homme au Sahara occidental. "

"L'ONU doit remplir ses obligations jurid"L'ONU doit remplir ses obligations juridiques et morales en imposant au Maroc à respecter le droit international et les conventions des Nations Unies relatives aux droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental", conformément à la Cour de Justice internationale, a estimé la responsable autrichienne. (SPS)

Le MRAP appelle la France à ''cesser sa politique de complaisance à l'égard du Maroc''

) Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a appelé vendredi le gouvernement français à "cesser sa politique de complaisance à l'égard du Maroc" et à mettre en œuvre la résolution 1871 du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Sahara occidental.

"Le gouvernement français doit cesser sa politique de complaisance à l'égard du Maroc. L'UE doit agir, avant qu'il ne soit trop tard, pour la libération des prisonniers politiques sahraouis, l'arrêt de la répression et le respect des droits de l'homme" au Sahara occidental, a souligné le MRAP dans un communiqué.

L'ONG française s'est dite "préoccupée" par la situation des six défenseurs sahraouis des droits de l'homme, détenus sans jugement depuis le 8 octobre 2009 à la prison de Salé au Maroc et qui observent une grève de la faim depuis plus de 30 jours.

"Les autorités marocaines les ont arrêtés à leur retour d'une visite à leurs familles dans les campements de réfugiés sahraouis. Ils demandent soit à être jugés, soit leur libération", rappelle le MRAP.

L'organisation a estimé qu'"il y a urgence à mettre en œuvre la résolution 1871 du Conseil de sécurité de l'ONU pour +une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental+, seule solution pour mettre fin à ce conflit"

Plus de 60 congressistes péruviens appellent à la décolonisation du Sahara occidental

Au moins 66 congressistes de l’ensemble des 120 sièges du congrès péruvien ont appelé le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon à la décolonisation du Sahara occidental, exprimant leur préoccupation face à l’échec des Nations unies dans l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, promis depuis 1991.

"Nous exprimons notre préoccupation devant l’échec des Nations unies, jusqu’à ce jour, à organiser dans le Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, le référendum d'autodétermination promis par l'ONU et signé par les parties au conflit en 1991, avec les graves conséquences que représente cet échec devant l’instauration de la paix et la stabilité dans la région", ont écrits les signataires dans leur lettre, dont une copie est parvenue à SPS.

Les congressistes se sont dits consternés par la persistance des violations systématiques des droits civils, politiques et économiques des Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, documentées à plusieurs reprises par des organisations internationales, comme le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Human Rights Watch, Amnesty et Fronte line.

Ils ont également appelé à la création d’un mécanisme onusien pour la protection et la surveillance des droits humains au Sahara occidental au sein de la Minurso, l’arrêt du pillage illicite des ressources naturelles sahraouies et l’ouverture du territoire aux observateurs internationaux et à la presse indépendante.

Les signataires de la lettre ont estimé que "seule une action forte et active pour une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental, si souvent négligé et reporté, peut enfin permettre au peuple sahraoui et ceux de la région, de vivre en paix et éradiquer les derniers vestiges du colonialisme qui continuent d'exister dans notre monde et dont des peuples frères souffrent encore, comme le cas du peuple du Sahara occidental".

Des copies similaires de cette lettre ont été adressées au président du Conseil de sécurité, Yukio Takasu et à l’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross

L’opposition de la France à la surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental "est une honte pour l'Europe" (parlementaire autrichienne)

La parlementaire autrichienne, du parti socialiste d'Autriche, Mme Petra Bayer a qualifié jeudi, dans un communiqué publié par l'agence de presse autrichienne, "de honte pour l'Europe", l’opposition de la France au sein du Conseil de sécurité à inclure la protection et la surveillance des droits de l’homme au Sahara Occidental dans les compétences de la Minurso.

Mme Bayer a appelé la ministre des Affaires étrangères de son pays en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, à "exercer davantage de pression au sein du Conseil de sécurité, afin d’inclure la protection et la surveillance des droits de l'homme dans les fonctions de la Mission des Nations unies au Sahara occidental (MINURSO).

Mme Bayer, qui est également membre de la Commission des droits de l'homme auprès du parlement national de l'Autriche, a appelé à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim, notant que " la répression contre le peuple du Sahara occidental s’est accrue ces derniers temps de manière significative".

Elle a en outre lancé un appelé à la communauté internationale afin d’exercer des pressions sur le Maroc pour qu’il se conforme à la légitimité internationale et respecte les droits de l'homme au Sahara occidental.

"La communauté internationale et l'Autriche en particulier, en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations unies est appelée instamment à mettre fin immédiatement à l'occupation marocaine du Sahara occidental et d'user tous les moyens en sa disposition pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination sous l’égide de l'ONU, reporté à plusieurs reprises", a souligné la parlementaire autrichienne. (SPS)

Déclaration à l’opinion publique

Nous les maitres
- Nourdine Dalil
- Abdellah Chellouk
- Mohamed Boukhaled
- Mohamed Lehbib R’guibi
- Bazaid Lehmad
- Hassan Benman
- Mohamed Fadel Leili
inscrits aux barreaux de Casablanca, d’Agadir et d’El Aaiun, en tant qu’avocats des accusés du dossier d’instruction n° 2837/2546/09 KA présente à la première chambre d’instruction prés de la cour militaire à Rabat.
Informons l’opinion publique de ce qui suit :
• Conformément au communique que nous avons émis le 28 mars 2010 et par lequel nous avons informé l’opinion publique de l’aggravation de l’état de santé de nos clients en grève de la faim depuis le 18 mars 2010.
• Et conformément à l’insistance des familles des prisonniers.
• Et eu égard à la détérioration de l’état de santé des membres du groupe en detention, nous avons jugé impératif d’informer l’opinion et d’une manière directe de l’état réel des grévistes de la faim.

C’est ainsi que les maitres Mohamed Boukhaled, Mohamed Lehbib R’guibi, Mohamed Fadel Leili et Nourdine Dalil se sont déplacés le 12 avril 2010 pour rencontrer le juge d’instruction prés du tribunal militaire à Rabat. Ce dernier nous a informé que l’instruction dont fait l’objet les six grévistes de la faim ainsi que Degja Lachgar en liberté provisoire, est toujours en cours.
Après l’entrevue avec le juge d’instruction, nous avons effectué une visite au groupe de détenus à la prison locale de Salé où les prisonniers nous ont été présentés sur des chaises roulantes à l’exception d’un seul qui arrive encore à se tenir sur pieds. Nous avons appris que Saleh Labouihi observe lui aussi une grève de faim malgré l’état de gravité avéré de sa sante.
La visite aux prisonniers nous a permis de constater l’état de gravité de la santé des détenus qui se traduit par la perte de poids, de conscience, des maux de tète et des douleurs physiques.
Si les prisonniers ont un bon moral, restent très attachés à la vie surs de la justice de leur cause et confiant quant à l’avenir, ils son très révoltés de l’état de l’oubli et de l’indifférence qui entoure leur état d’instant plus que jusqu’au jour de notre visite et après 26 jours de grève de faim aucun responsable n’a pris la peine de les voir ou de discuter avec eux. Selon eux, La presse ainsi que la plupart des défenseurs des droits de l’homme observent à leur égard la même indifférence.
Nous avons tout tenté pour les amener à renoncer ne serait-ce que momentanément à leur grève de faim, mais sans succès.
En même temps que nous attirons l’attention de l’opinion publique sur l’état de sante d’extrême gravité des détenus qui continuent d’observer une grève de la faim, AliSalem Tamek, Brahim Dahan, Ahmed Nasiri, Yahdih Tarouzi, Rachid Sghayer et Saleh Loubeihi, nous adressons tout particulièrement à tous les concernés par ce dossier au niveau de la direction des prisons ou au niveau de la justice et même au niveau de la prise des décisions politique pour les prier d’intervenir d’urgence, pour sauver la vie des grévistes de la faim.
Nous en appelons à l’opinion publique, aux médias, aux organisations des droits de l’homme et activiste pour leur demander de suivre de près leur situation et de les aider à réaliser leur espoir en leur libération immédiate ou une traduction rapide devant un tribunal équitable.

SaharaSiempre En El Corazon

15 chômeurs de Tindouf subornés par des promesses de logement et de travail




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Dans la wilaya de Tindouf les discussions tournent autour du sort de jeunes algériens pauvres et chômeurs de la wilaya et de ses régions limitrophes à qui l’on a fait miroiter un poste de travail, le logement et la résidence à El-Ayoun, capitale du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Ces jeunes ont en fait été enrôlés par les services secrets marocains qui leur imposent une formation et un entrainement militaires durant six mois avant de leur accorder les avantages proposés.

  • Selon les informations d’Echorouk et l’opinion des familles des jeunes qui ont été abusés, les services secrets marocains ciblent une certaine tranche de jeunes faciles à duper d’autant plus qu’ils vivent une situation difficile, sans logement et sans travail.

  • Les marocains se présentent dans la région comme étant des hommes d’affaires ou des contrebandiers pouvant procurer une vie décente pour quiconque voudrait vivre à El-Ayoun et ne laissent tomber le masque qu’une fois leurs victimes arrivées à destination. Là ils leur imposent un entrainement militaire de six mois avant de concrétiser leurs propositions, justifiant leur conduite par la situation belliqueuse dans la région avec le front Polisario.

  • Mais le dessein inavoué à cette stratégie marocaine est l’embrigadement d’algériens qui affronteront leurs frères sahraouis et pourquoi pas ? espionner pour les services secrets marocains. Des parties se sont assuré qu’un des objectifs serait d’utiliser les photos et les certificats de ces jeunes à des fins politiques en prétendant que des algériens ne croient pas au droit d’autodétermination du peuple sahraoui, ce droit qui fait l’unanimité parmi le peuple et l’état algériens.

  • A Tindouf, les citoyens ont décidé de récupérer leur progéniture en la contactant et lui ordonnant de rentrer au bercail pour ne pas rester aux mains des marocains.
  • Cette stratégie menée et exécutée par les services secrets marocains n’est pas unique, car il existe des liens solides entre les organisations terroristes actives du nord malien et quelques régions de la Maurétanie avec les autorités marocaines. Ces rapports ont fait du Makhzen, l’intermédiaire et le mandataire par excellence dans les cas de kidnapping comme lors de l’affaire de l’otage français libéré sous la pression française et l’intercession marocaine avec les terroristes du Sahel, affaire rapportée précédemment par Echorouk
http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=6118


jeudi 22 avril 2010

Jour 35 de la grève de la faim illimitée, prison de salé, en français puis anglais

situation Défenseurs sahraouis des droits de l'homme / prisonniers d'opinion en grève de la faim dans la prison locale de Salé (Maroc)

Jour 35 de la grève de la faim illimitée
Salé/Maroc
21/04/2010

Cela fait un mois et 5 jours que les 6 défenseurs Sahraouis des droits humains et prisonniers de conscience de la prison de Salé / Maroc sont en grève de la faim.
Leur état de santé continue à se détériorer, leurs vies sont en danger, leur corps et santé mentale sont gravement menacés. Il nous semble que nous approchons d’une catastrophe humanitaire. Le refus de l’Etat Marocain d’entendre leurs revendications légitimes peut avoir de graves conséquences.


Aujourd’hui, nous avons observé ce qui suit :
- Les grévistes de la faim sont alités de fait de la grève de la faim et de leur faiblesse. Il souffrent de maux de au dos, douleurs articulaires, douleurs cardiaques, maux d’estomacs, perte de conscience, vertiges, fatigue, tension artérielle basse, perte de poids, glycémie faible, difficulté à parler ou à bouger.

- Ils refusent toujours qu’on leur prenne la tension et qu’on les pèse en signe de protestation contre l’indifférence de l’administration pénitentiaire pour leur santé, et contre le traitement de leur demande par l’Etat Marocain.


Et nous avons fait les observations suivantes concernant chaque gréviste de la faim :
- Ali Salem Tamek : souffre d’asthme chronique, de difficulté à respirer, allergie, douleurs oculaires, maux d’estomac, insuffisance rénale

- Brahim Dahan : il s’est évanoui aujourd’hui et a été transporté à la clinique où il a reçu une injection d’antidouleur. Il a de la fièvre, des étourdissements, des insomnies, de violentes douleurs d’estomac, aux articulations, des maux de tête, et intestinales.

- Ahmed Nasiri : souffre de fortes de douleurs cardiaques, à l’estomac, et à la tête. Douleurs articulaires, d’insuffisance rénale et insomnies.

- Yahdih Ettarrouzi: douleurs cardiaques, insuffisance rénale, douleurs articulaires, douleurs dans la colonne vertébrale, insomnies.

- Rachid Sghayar : fortes douleurs cardiaques, au niveau des articulations et du dos, insomnies.

- Saleh Lebaihi : souffre de forts maux de tête, insuffisance rénale, douleurs au dos et d’étourdissements.


English version :

Concerning: the situation of the Saharawi Human Rights Defenders / prisoners of conscience who are on hunger strike in the local prison of Salé (Morocco)

Day 35 of the unlimited hunger strike
Salé/Morocco
21/04/2010

A month and five days have passed since the six Saharawi human rights defenders and prisoners of conscience started their hunger strike in Salé prison/Morocco. Their health continues to deteriorate, in as much as their lives are endangered and their physical and psychological well being severely threatened - forbearers of a rapidly approaching humanitarian disaster. Grave results may entail the Moroccan state’s refusal to meet their legitimate demands.

Today we have observed the following:

· The hunger strikers are still laid up due to the consequences of the hunger strike and their ever poorer health. All suffer back pains, joint pains, cardiac pains, stomach aches, loss of consciousness, dizziness, fatigue, low blood pressure, weight loss, low blood sugar levels and difficulty to speak or move.

· They still refuse to have their blood pressure and weight measured, in protest of the administrations indifference towards their health situation and the Moroccan state treatment of their demands.

And we have noted the following concerning each individual hunger striker:

· Ali Salem Tamek: still suffers from chronic asthma, difficulty of breathing, allergy, painful eyes, stomach aches and kidney failure.

· Brahim Dahane: has fainted today because of his worsened health situation, he was transported to the prison sanatorium where he was injected in order to alleviate his pain, he also has fever, dizziness, insomnia, severe stomach-, head-, joint- and intestinal pains.

· Hammadi Nasiri: still suffers sever cardiac pains, stomach- and headaches, painful joints, kidney failure and insomnia.

· Yahdih Ettarrouzi: suffering severe cardiac pain, kidney failure, joint pains, painful spine and insomnia.

· Rachid Sghayar: suffering severe cardiac-, back- and joint pains and insomnia.

· Saleh Lebaihi: suffers severe headaches, kidney failure, back pain and dizziness.

Sahara occidental : Lettre au Secrétaire général des Nations Unions Ban Ki-moon

Le mandat de la MINURSO devrait inclure la surveillance des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf en Algérie


Son Excellence Ban Ki-Moon
Secrétaire général
Nations Unies

Objet : Surveillance des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf en Algérie

Votre Excellence,

Nos organisations, Human Rights Watch et le Robert F. Kennedy Center for Justice & Human Rights (Centre RFK), sont reconnues pour leur travail sur les questions des droits humains au Sahara occidental. Préoccupées par les violations des droits humains à l'encontre des Sahraouis, nous vous écrivons pour solliciter votre soutien au Conseil de sécurité de l'ONU pour la création d'un mécanisme de l'ONU qui surveillerait et rendrait compte de la situation des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie. Au moment où le Conseil de sécurité va réexaminer le mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) ce mois-ci, nous demandons à ce que ce mandat soit élargi de façon à inclure le contrôle des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf.

À sa création en 1991, l'objectif principal de la MINURSO était d'administrer la proposition d'accord entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario et notamment en veillant au respect du cessez-le-feu et en organisant un référendum sur l'autodétermination. Toutefois, depuis maintenant près de vingt ans, ce référendum n'a toujours pas eu lieu.

Entre-temps, les Sahraouis ont été victimes de graves violations de leurs droits humains individuels et collectifs. Les autorités marocaines continuent de soumettre les Sahraouis, qui plaident ouvertement pour l'autodétermination ou qui dénoncent les violations des droits humains de la part du Maroc, à diverses formes de répression, à savoir des emprisonnements après des procès inéquitables, des passages à tabac, des restrictions arbitraires du droit de voyager et des atteintes aux droits de rassemblement pacifique, d'association et d'expression.

Le cas de Madame Aminatou Haidar, lauréate 2008 du prix Robert F. Kennedy des droits humains, est emblématique. Madame Haidar, actuellement présidente du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme, organisation que les autorités marocaines ont refusé de reconnaître, a été victime de disparition forcée de 1987 à 1991. Le 17 juin 2005, la police l'a frappé à la tête alors qu'elle arrivait sur les lieux d'une manifestation, puis l'a arrêté alors qu'elle sortait de l'hôpital où sa blessure venait d'être recousue. Un tribunal marocain l'a ensuite condamné lors d'un procès inéquitable pour incitation et participation à des manifestations violentes. Elle a passé sept mois en prison avant d'être libérée. Le 14 novembre 2009, le Maroc a confisqué le passeport de Madame Haidar et l'a expulsé de façon sommaire aux Iles Canaries parce que sur son formulaire d'entrée à la frontière elle avait inscrit comme lieu de résidence « Sahara occidental », appellation non reconnue par le Maroc. Le Maroc n'a accepté son retour que le 17 décembre 2009.

Des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International et Human Rights Watch, rendent compte depuis longtemps de ces violations des droits humains. Le rapport du Secrétaire général du 28 juillet 2009 à l'Assemblée générale a pris connaissance de ces rapports. De plus, en 2006, le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme (HCDH) a mené une mission pour examiner la situation des droits humains dans la région, bien qu'il n'ait jamais officiellement publié le rapport qu'il avait préparé sur ses conclusions.

Votre nouveau rapport du mois d'avril 2010 sur le Sahara occidental indique : « Le Front Polisario a appelé à un mécanisme de surveillance [des droits humains] des Nations Unies, et le Maroc a exprimé son opposition ».

Les Sahraouis vivant dans les camps de réfugiés reculés gérés par le Polisario à Tindouf sont dans un état d'isolement et ils bénéficieraient, comme les habitants du Sahara occidental, de la protection renforcée que pourrait leur offrir une surveillance des droits humains de l'ONU.

Il n'est que juste que l'autorité pour surveiller les droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf soit attribuée à la MINURSO. La MINURSO est déjà présente sur le terrain au Sahara occidental, et y est active depuis 1991. D'autre part, le mandat de la MINURSO indique de façon explicite qu'elle serait gouvernée par les principes généraux des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies (DOMP) identifie le respect des droits humains comme une composante cruciale pour atteindre une paix durable, inséparable de ses opérations. Le mandat de la MINURSO prévoit de plus la surveillance de la « maintenance de la loi et de l'ordre » au Sahara occidental. Le manque d'une composante chargée de surveiller les droits humains au sein de la MINURSO est par conséquent en contradiction avec le propre mandat de la MINURSO et les principes généraux du DOMP. De plus, bien que la surveillance des droits humains soit une caractéristique standard des missions de maintien de la paix, la MINURSO fonctionne peut-être comme la seule mission de maintien de la paix de l'ONU contemporaine ne disposant pas d'une composante de défense des droits humains.

Dans l'éventualité où le Conseil de sécurité déterminerait que la MINURSO n'est pas l'agence la plus efficace pour endosser ces rôles, nous approuverions la désignation d'un autre mécanisme de l'ONU pour surveiller et rendre compte des droits humains au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf. Quoi qu'il en soit, il est temps pour l'ONU de mettre cette mission de maintien de la paix en accord avec ses autres missions de maintien de la paix dans le monde, en garantissant qu'elle comporte une composante chargée de surveiller et de rendre compte des violations des droits humains.

Nous vous remercions de prendre notre requête en considération.

Veuillez agréer, Votre Excellence, l'expression de notre haute considération.

Monika Kalra Varma

Directrice du Centre RFK pour les droits humains

Robert F. Kennedy Center for Justice & Human Rights

Sarah Leah Whitson

Directrice exécutive de la Division Moyen Orient et Afrique du Nord

Human Rights Watch

mercredi 21 avril 2010

Le Maroc perdrait pas moins de 2% de son PIB dans l’occupation du Sahara Occidental selon un expert marocain.

Le Maroc perd de l'argent au Sahara Occidental. En effet, selon une étude de l’économiste marocain Fouad Abdelmoumni qui cite des chiffes du think tank International Crisis Group, le Maroc dépense en moyenne plus de 3% de son PIB dans le cadre de son occupation du territoire du Sahara Occidental. Les dépenses militaires prennent la part du lion avec 100 000 soldats marocains stationnés au Sahara Occidental, et des milliards dépensés dans l’achat d’armes pour faire face à ce que le Maroc perçoit comme une grande menace venant de son voisin de l’Est, l’Algérie.

L’occupation du Sahara Occidental permet en outre au Maroc de profiter des ressources naturelles du territoire sahraoui dont les revenus atteignent près de 1% du PIB. Au final, le Maroc perd beaucoup d’argent au Sahara Occidental avec un manque à gagner équivalent à plus de 2% du PIB marocain. Pas moins de 1200 milliards de dirhams ont ainsi été dépensées par le Maroc dans l’occupation du Sahara Occidental depuis 1975 au détriment du développement du niveau de vie des Marocains dont le pays pointe à la 130ème place au dernier classement des pays selon l’Indice de développement humain du PNUD.

Les services de renseignements marocains versent une mensualité estimée à 13 0000 € pour Ferhat Meheni

Par Djamal Laâlami / Hakim Benyahia
Des sources dignes de foi ont révélé à Echorouk que les services de renseignement marocains ont mis à la disposition du chanteur Ferhat Meheni des « commissions financières » en contre partie de sa « Coopération » avec ses services.
Des détails de ce « financement» dont bénéficie le chef de « MAK » ont indiqué que Meheni perçoit des milliers d’euros en guise des renseignements qu’il fournit aux appareils des services de renseignement marocain.
Des sources bien informées ont révélé que Ferhat Meheni perçoit une mensualité qui s’élève à 13 mille euros, soit près de 145 millions de centimes et ce depuis le mois d’octobre de l’année 2008. Cette somme la perçoit des mains de Toudjni Mohamed Reda, président d’une association inconnue appelée « Sahara Marocain », connu pour être l’intermédiaire entre Ferhat Meheni et les services de renseignements marocains.
Ferhat Meheni aurait empoché une somme d’une valeur de 50 milles euros pour les bulletins et affiches publicitaires en France, que ce soit pour la médiatisation du « MAK » ou bien « L’autonomie » du Sahara marocain.
Le chef du MAK a empoché aussi une somme estimée à 200 milles euros pour l’impression des tracts dans les régions environnant Paris, en coordination avec un éditeur connu en France, cherchant à se frayer une place à Marrakech. Cet éditeur possède, réellement, du mobilier et des propriétés à Marrakech et dans quelques villes marocaines.
Les services de renseignement marocains ont versé un montant de 30 milles dollars canadien dans la poche de son « ami » Ferhat Meheni, pour qu’il puisse s’acquitter de ses dettes qu’il avait cumulées lorsqu’il était à Montréal, et qui concernent la location des salles et des factures de la restauration et les bars.
Selon les mêmes sources, les services de renseignements marocains ont consacré 40 milles euros pour des activités en relation avec l’Union Européenne. Cette somme a été allouée à M. Claude Monique, président du Centre Européen des Etudes Stratégiques, et qui n’est réellement qu’une cellule appartenant aux appareils des renseignements marocain.
Et en contre partie de ces sommes faramineuses, le MAK a été chargé des tâches suivantes :
1- Animation d’une campagne médiatique, accompagnée de la publication d’articles rédigés par des journalistes Marocains et des Français, connus pour leurs séjours réguliers au Maroc, où ils gèrent leurs affaires.
2- Faire bouger la Commission des droits de l’homme appartenant aux Nations Unies, sous l’égide de l’ambassadeur du Maroc à Genève, où Ferhat Meheni avait pour mission d’éradiquer la résistance sahraouie et les enquêtes ouvertes contre les opprimés au Sahara Occidental, entre autres Aminatou Haidar.
3- Selon les informations disponibles, le chanteur Ferhat Meheni s’est proposé de coopérer avec les services de renseignements marocains. Ces derniers avaient acceptée sa proposition en contre partie de lui verser des sommes importantes dans le cadre de la médiatisation et de la concrétisation du projet minable, à savoir « L’autonomie » proposée par le Maroc comme seule solution pour la question du Sahara Occidental qui réclame son indépendance.
Afin d’encourager son « espion », les services de renseignements marocains ont donné feu vert à Ferhat Meheni et son mouvement pour réclamer « l’autonomie » de la Kabylie et pourquoi pas son « indépendance », en l’identifiant à la cause du Sahara Occidental.
A rappeler que le roi Mohamed …. Avait déclaré en 2003 que « le Maroc refuse d’emblée toutes les autres solutions à part l’autonomie et l’Algérie doit l’accepter. »
Dans le même contexte, des informations concordantes ont parlé d’une réunion douteuse à laquelle des agents du Mossad ont assisté. Meheni s’était réuni avec le conseiller politique israélien. La radio « Voix d’Israël » avait diffusé, en direct, une émission sur « la Grande Kabylie » et « l’autonomie » de la région. La version arabe de cette émission a permis l’intervention de personnalités médiatiques marocaines et des associations pro-gouvernementales marocaines. L’Algérie a été accusée de ce qu’on a appelé « l’interdiction de l’autodétermination de la Kabylie ». Les intervenants ont essayé de faire une comparaison avec l’opposition de l’Algérie au principe de l’autonomie du Sahara Occidental.
Ferhat Meheni a annoncé, avant-hier, la « fondation de son gouvernement » préparant ainsi son projet « l’autonomie de la Kabylie » qui est tombé à l’eau. Ce projet a été rejeté par la population et les notables de la région, qui demeure l’un des fiefs de la révolution de libération. Dans le sillage de ses déplacements suspects à l’étranger, notamment dans quelques unes de ses bases arrières, le chef du MAK a été reçu le mois de mars dernier par les services du ministère français des affaires étrangères, où il a eu le privilège de rencontrer la responsable du département Algérie au niveau du ministère français des AE.
Un communiqué du « MAK » a révélé que la rencontre qui avait eu lieu entre Ferhat Meheni, accompagné par Arezki Boussaid et Djamila Amgoud, respectivement chef de bureau à Paris et membre du bureau exécutif, a tourné essentiellement des relations dégradées entre Paris et la Kabylie.
Vu les mensonges qui dépassent tout entendement, Ferhat Meheni a fait appel aux responsables français sur ce qu’il a qualifié de « Protection de la Kabylie ». Cette invitation « honteuse » est un appel à une ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, sachant que ce chanteur s’est déjà rendu à deux reprises en Israël, muni d’un faux passeport sous un faux nom « Kari Lewis » via l’aéroport de Tel Aviv (..) D’ailleurs, la diplomate israélienne ne s’est pas gênée à dire que Ferhat Meheni est « un ami très important aux yeux des autorités israéliennes dans le cadre du soutien aux minorités berbères en Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Libye. »