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Les Scouts musulmans algériens (SMA) ont organisé mardi à Alger une rencontre de solidarité avec les enfants du Sahara occidental, à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de l'enfant, avec la participation de scouts et d'enfants sahraouis.
Le commandant général des SMA, M. Noureddine Benbraham a indiqué que la célébration de la journée mondiale de l'enfant, coïncidant avec le 1 juin, qui représente la date de signature de la convention internationale des droits de l'enfant est l'occasion de rappeler "la souffrance des enfants sahraouis qui ne bénéficient pas des avantages contenus dans cette convention dont l'objectif est la préservation des droits de l'enfant".
"La réalité de l'enfant sahraoui dans les territoires occupés nécessite une enquête internationale pour lever le voile sur les pratiques de privation des enfants des leurs droits les plus élémentaires" a-t-il dit, appelant à la nécessité de " faire bénéficier ces enfants du droit à l'éducation et à la santé, sans exception aucune, à l'instar des autres enfants du monde".
Par ailleurs, M. Benbraham a saisi l'occasion pour exprimer la solidarité des SMA avec les membres de "la flottille de la liberté", victime d'une attaque meurtrière israélienne en plein mer, alors qu'elle acheminait des aides humanitaires au peuple palestinien dans la bande de Ghaza sous embargo, dénonçant l'arrogance israélienne qui fait fi des us et des chartes internationales.
L'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, M. Ibrahim Ghali a salué cette initiative qui, a-t-il dit, exprime la solidarité des enfants algériens avec leurs frères sahraouis, affirmant que "les enfants sahraouis jouiront, tôt ou tard, de leurs droits car toute colonisation doit cesser un jour".
Le président du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, M. Mehrez Lamari a annoncé l'organisation de camps d'été à partir du 1 juillet en faveur de 2000 enfants sahraouis à travers 14 wilayas côtières de l'Algérie. (SPS)


Des prisonniers politiques sahraouis, Salama Charafi et Najem Bouba ont été victimes d’une violente agression de la part des autorités pénitentiaires à la prison d’Ait Melloul, a-t-on appris de source proche du ministère sahraoui des territoires occupés et des Communautés.
Najem Bouba a été surpris par la pénétration du directeur adjoint de la prison en compagnie de ses collaborateur dans la cellule du prisonnier politique sahraoui et ont procédé à une enquête, selon la même source, qualifiant cette agression de réaction à une plainte contre l'administration, déposée en mai 2010 par la famille au procureur général du roi auprès de la Cour d'appel d'Agadir, rejetant les accusations présentés par la cour de première instance d’Agadir contre son fils et sa condamnation à 4 ans de prison ferme.
Pour sa part, Salama Charafi a été agressé et tabassé par des membres de l’administration pénitentiaire, pour avoir demandé de lui fournir des soins des maladies dont il souffre, en raison de la négligence et l'indifférence de cette administration à son état de santé et psychologique.
Il a été transféré récemment à l'hôpital d’Agadir, où il a passé six jours de traitement, avant d’être reconduit à sa cellule à la prison d’Ait Melloul, a rappelé la même source.
Par ailleurs, les citoyens sahraouis de la ville occupée de Smara ont organisé une manifestation dans laquelle ils ont brandi les drapeaux de la RASD et scandé des slogans demandant le retrait immédiat de l'occupation marocaine du Sahara occidental et l'autodétermination du peuple sahraoui.
Ils ont en outre réitéré leur attachement au seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui, le Front Polisario.
La manifestation a également appelé à cesser la répression marocaine contre les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, arrêter le pillage et l'exploitation systématique des ressources naturelles au Sahara Occidental et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les prisons marocaines. (SPS)